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La projection du film de Philippe Lioret, aux Templiers, a suscité un débat avec Olivier Adam, co-auteur du scénario.
Le film montre la réalité des migrants à Calais qui tentent de rejoindre l'Angleterre de manière clandestine. Olivier Adam a longuement présenté l'ambigüité de la situation politique et sociologique de ce qui se vit à Calais.
Simon, maître nageur interprété par Vincent Lindon, est à l'image du français moyen, qui est interpellé par la situation de dégradation de la dignité humaine des migrants. Olivier Adam nous a précisé que le film est la résultante non pas d'un souci d'exprimer des convictions humanistes profondes, mais bien d'une volonté de traiter la situation urgente, inacceptable, en terme de respect de la dignité humaine.
Les pressions policières, de par la loi de la République qui prévoit des peines lourdes à toute personne pouvant faciliter le séjour de migrants en situation irrégulière, ont une réelle capacité à instaurer un climat permanent de peur. Cette peur, des bénévoles qui peuvent être inquiétés, mais aussi des migrants, arrêtés très fréquemment, avec des méthodes ultra violentes, reste au coeur du sujet.
Le film est en pleine actualité après les démantèlements successifs de Sangatte et la Jungle de Calais ces derniers jours. Il sort les migrants de l'anonymat. Le jeune kurde devient Bilal, avec une histoire d'amour forte, qui le pousse à quitter l'Irak en pleine guerre, pour rejoindre Mïna en Angleterre qui va être mariée de force à un cousin. Après avoir été amené à plusieurs reprises en camp de rétention, il décide de s'entraîner pour passer la Manche à la nage.
Les réalités de Calais, ville en état de siège, ville en état de guerre, de par les violences quotidiennes que vivent à la fois les bénévoles des associations et les migrants, sont connues depuis dix ans par les responsables politiques nationaux. Il a fallu que Vincent Lindon, personnalité du cinéma, soit invité chez Drucker un dimanche après midi à heure de grande écoute, et interpelle avec force le ministre de l'immigration, pour que la classe politique aide le film à dépasser le million de spectateurs. Il est rassurant de voir qu'en France, les artistes ont encore la capacité à faire avancer le débat politique ; c'est tant mieux, dans un pays qui se targue d'être celui des droits de l'homme. Dommage que les images de Welcome disent un peu l'inverse...
Marcus Malte est un écrivain français pour ados et adultes. Il a écrit : « L'échelle de Glasgow, Il va venir, Bandit, De poussière et de sang »... Il nous a dit au collège Alain Borne qu'il a l'idée d'un thème soit par par un éditeur (livre de commande), soit par lui même. Pour le temps d'écrire, cela dépend des livres. Parfois même, une histoire vraie peut devenir un point de départ et on trouve des noms en inventant le titre avant d'écrire le livre. Ce qui l'a poussé a écrire est que ses parents l'on fouetté. Il a commencé à écrire à dix où onze ans. Les difficulté pour un romancier sont : du mal à arriver au bout de l'histoire, des peurs et des doutes, de trouver de l'énergie. C'est difficile d'être publié. Son livre ayant le plus de succès est Garden of Love. Il écrit en ce moment un polar pour adultes. Dans les histoires, il y a beaucoup de différences, taille de caractère, façon d'écrire, histoire... Quand Marcus était plus jeune, il jouait du piano. Il aime beaucoup les westerns. C'est très difficile d'écrire plusieurs livres en même temps. Il ne lit quasiment que de la fiction et pour lui, écrire pour un adulte ou un ados est assez difficile. Le premier livre de Marcus a été édité en 1996. Pendant qu'il lit, il choisit les chapitres. Il écrit chez lui sur ordinateur et il est célèbre. Il n'aime pas les films gores. Il n'a pas choisi les couvertures des livres. Il a lui même choisi les titres sauf « De poussière et de sang ».
Gwendoline Chamontin
Scholastique est venue au théâtre du "Calepin" touchante et émouvante elle a conté les larmes aux yeux l'histoire de sa mère tuée tout comme sa famille,
exterminée lors du génocide rwandais.
La barrière culturelle était pourtant grande, mais, elle a su la réduire et la faire disparaître en expliquant l'histoire de son pays maternel, depuis la colonisation jusqu'au génocide.
Elle nous a également fait part de sa tristesse et de son désespoir, tout au long de sa vie sa mère n'a cessé de lui répéter : "couvre mon corps d'un pagne lorsque je serai morte".
Malheureusement, Scolastique a été envoyé en France avant la mort de celle-ci. Deux ans plus tard, elle apprend le massacre des Tutsis. Elle ne trouve que l'écriture pour se réfugier et oublier
ces regrets.
Nous avons été subjugué par la force de cette écrivaine. Les questions fusaient dans l'auditoire. Un rescapé Tutsi a aussi apporté son témoignage afin de compléter les paroles de l'auteur.
Les personnes présentes ont été bouleversées par le discours puissant et honnête de Scolastique MUGASONGA qui incarne un exemple de courage et bravoure.
Anne-Claire et Alison
Alison :
Le temps est plus que compté, 14 heures d'articles et d'écrivains à la chaine . Quelques heures pour être inspirée un croissant dans une main et l'autre à taper sur le clavier de l'ordinateur, se
réveiller aux plaisanteries des organisateurs (je ne site personne...). Bonne expérience d'écriture face à des bons écrivains et un très agréable souvenir.
Anne-Claire :
La bonne ambiance et la rigolade, ainsi que les expériences acquises qui ont fait de ces cafés littéraires un instant mémorable.
Laurie :
Grâce au projet, des adolescents ont eu le privilège de découvrir les méthodes de l'écriture romanesque, de rencontrer de nouveaux auteurs ainsi que leurs œuvres . C'est pourquoi, ce weekend du 4
octobre restera un moment inoubliable!
Clément :
Ce week-end a été un expérience exceptionnelle pour moi et d'autre.Cela m'a permis de voir le travail du journalisme et bien sur tout cela m'a plu. Je recommande à de jeunes adolescent(e)s de
s'inscrire à la MJC pour l'année prochaine !!!! Encore merci à toute l'équipe de la « MJC » pour ce beau moment ....
C’est le petit théâtre du Calepin qui s’enorgueillit ce soir de recevoir tant de gens, et de rajouter des chaises pour que tous puissent voir le
visage doucement mûr de Jihad DARWICHE.
Un homme grand et mince qui parait fort de sa culture, de son histoire, de ses histoires.
C’est justement avec des histoires, celles de Nasreddine, le fou qui était sage, qu’il nous invite à entrer dans son univers poétique, ainsi qu’à s’habituer à son accent.
Les petites histoires se succèdent et ensorcèlent l’auditoire. Il en raconte cinq, car il nous explique que lorsque l’on commence à raconter une histoire, il faut en raconter cinq, sinon ça porte
malheur à ceux qui l’écoutent.
Mais Nasreddine n’est qu’un amuse oreilles et c’est ensuite vers les Mille et Une Nuits que Jihad se tourne.
Ainsi l’histoire de Shéhérazade nous est contée, avec l’accent de là-bas qui nous transporte littéralement et qui fait apparaitre à nous les personnages comme par magie.
Peut être est-ce vraiment de la magie... Après l’histoire de Shéhérazade elle-même, Jihad Darwiche prend les mots de la jolie reine (mais pas l’apparence, dommage !) pour nous conter un dernier
conte, ou plutôt, plusieurs contes dissimulés dans un seul.
Ainsi, le calife qui voulait aller se divertir sur le pont de Bagdad nous entraine-t-il avec lui au coeur des histoires d’Abou Kacem, le riche marchand radin, du mendiant qui veut une gifle
lorsqu’on lui donne l’aumône, de l’homme généreux, plus généreux que le calife lui même.
Tous ces personnages nous livrent leurs histoires, parfois drôles, parfois malheureuses mais avec toujours ce même message de charité et d’honnêteté. Ainsi avec Jihad DARWICHE, on se prend à
rêver à une société où les cupides sont punis, où les jolies reines rendent les rois gentils, où les pauvres ne le restent pas toute leur vie, et où l’honnêteté triomphe toujours de la
malhonnêteté.
On aimerait que ça soit vrai...
Jihad DARWICHE, Courrez y, dernière séance à 15h !!!
Marie
Marie.
C'était dans le fin fond d'un bar oriental. Assis là, se trouvait un homme qui avait attisé en nous le désir, la fièvre, le sursis fade jusqu'au départ, l'attente
de l'ailleurs. On a presque été déçu de ne pas trouver un authentique irlandais : casquette brisée sur le crâne, veste de velours trèfle sur le dos, accent irish ripant sur les tapis
d'Aladin
Non, juste un homme, que, parfois l'émotion fait bégayer. Il trouble, et ses mots qui trébuchent n'incitent pas à la moindre raillerie. La virée irlandaise est grave, sombre; la Guiness
empoigne les tripes et le langage devient universel.
Ce livre est un accident absolu : il s'était toujours juré que son travail journalistique n'entrerait pas dans ses romans. Journaliste à
Libération, il se fait le pionnier de la médiatisation de ce conflit; et ceci est du domaine de la vérité, pas de la fiction. Pourtant, il fallait que cela sorte, que cela saigne, même si les larmes ont souvent noyé les pages dans l'encre. Pour nous retrouver, pour
me retrouver.
Retrouver ce passeur enchanté qui lui a appris l'Irlande, qui lui a décrypté un pays.Mais qu'est-ce qu'un pays tout compte fait ? Une bande de dix potes, qui lui faisaient goûter l'Irlande
et ses poètes, l'Irlande et sa bière, l'Irlande et ses lacs noirs, l'Irlande et ses moutons bleus, l'Irlande et ses routes sinueuses, l'Irlande et le combat des petits pour
la liberté et la justice. Mais il ne doit pas oublier qu'il n'est qu'un passant que l'on aime, et que l'on peut trahir.
C’est le récit d’une trahison, et d’une culture, d’une humanité qui se bat avec les moyens qu’elle a, sous le vent d’un drapeau tout tranquille. Un
drapeau que j’aime bien.
On n'en veut même pas au vieil homme qui s'assoupit sur le divan. Nos corps tremblent, nos coeurs chancellent, et c'est dur d'écouter et de rester indifférent. Face aux grèves de la faim, aux
hommes qui pourrissent dans leur cellule ayant renoncé à l'aide internationale, aux médias qui par paresse dressent un portrait faux et terrible.
Et l'on tombe amoureuses de ces rues noires où toc toc "entrez" on vous offre u thé brûlant que l'on ne peut
refuser et un lit propre dans l'angle. Le lit du fils emprisonné. Carrément. Et yeux dans les yeux, il nous conseille de ne pas y aller en vélo. Les routes là-bas, ne se prosternent pas. Le bus n'est pas si cher...
Merci Sorj. À l'Irlande !!!
Charlotte et Juliette
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